Les enfants, ce n’est que du bonheur. Vraiment ?

Ceux qui vous disent que c’est facile d’être parent sont des menteurs

Bien sûr que l’amour qu’on leur donne est gigantesque, et qu’il y a des moments magiques qu’on n’échangerait pour rien au monde. Mais prenons le temps de se parler vrai deux secondes :
Qu’est-ce que c’est dur d’être parent !

On n’est pas préparé à tout ce qui nous attend. On se pose dix mille questions les premiers mois, et quand on croit que ça y est, on a trouvé les clés, BAM une nouvelle phase débarque, et tout ce qu’on croyait savoir devient obsolète. Sans compter que chaque enfant est différent si bien que ce qui fonctionnait pour le premier ne marche pas du tout avec le suivant.

Être parent, c’est épuisant

Et je ne parle même pas de la période enfants en bas-âge, là je crois que tout le monde a bien l’image du parent éreinté. Je parle de tous les âges, quand leurs phrases commencent toutes par

 Maman / papa, est-ce que tu peux …

Avant on n’aurait pas soupçonné qu’être parent c’était jongler entre différentes casquettes :

  • Comptabilité pour gérer les budgets activités / vacances / orthodontie,
  • Fouille pour trouver leur sweat préféré planqué quelque part dans leur chambre,
  • Arbitrage pour séparer la fratrie avant que le sang ne gicle ,
  • Médecine quand l’arbitre a échoué,
  • Philosophie pour trouver des réponses à leurs questions,
  • Psychologie pour les aider à gérer leurs émotions,
  • Enseignement pour les faire réviser, y compris les matières où on n’y connaît rien,
  • Intendance pour avoir toujours de quoi nourrir les mômes affamés,
  • Animation pour occuper les vacances,
  • …et tellement d’autres encore.

Quel parent n’a jamais eu envie de partir quelques jours loin de la maison pour souffler un peu ? Est-ce que ça fait de nous de mauvaises personnes de partir loin des nôtres pour se retrouver, sans horaire, sans avoir personne à s’occuper ? Est-ce que c’est mieux de prendre sur soi et de finir à bout au point d’en prendre un pour taper sur l’autre ?

Être parent c’est stressant

Parce qu’on n’a pas le mode d’emploi, bordel ! En plus il paraît que tout se joue avant 3 ans. Ou alors 6, 8, 12 ou 15. Je ne sais plus. Mais dans tous les cas, ça veut dire que si on ne fait pas bien, ils sont foutus, c’est ça ? Mais quelle pression, quelle responsabilité ! Parce que d’avoir entre ses mains la vie d’un nouveau né qui ne dépend que de nous, ce n’était pas déjà lourd ?

Et vous avez remarqué comme tout le monde a toujours un avis sur la façon dont on élève nos gosses. De la belle-mère à la meilleure amie, chacun y va de son petit conseil, quand ce n’est pas de son petit sarcasme bien senti. Si bien que quoi qu’on fasse, on ne fait jamais bien.

Pourtant sur les réseaux sociaux, on les voit les familles où tout est beau tout est propre, avec leurs maisons bien rangées, leurs enfants épanouis, et ces parents aussi parfaits à la maison qu’au travail, au sport et même au lit. Alors quoi, comment ils font ceux-là ? Spoiler : ils ne font pas mieux, juste ils ne montrent pas tout.

Quel parent avez-vous envie d’être ?

C’est cette question qui m’a aidé sur mon chemin de maman. Un jour je me suis rendue compte que je n’étais pas la mère que j’avais envie d’être, que je criais tout le temps et ne vivait que très peu de moments agréables avec mes enfants. Le jour de trop. Ça ne pouvait continuer comme ça. C’était au dessus de mes forces.  Alors j’ai décidé de réagir.

A force de lectures, de rencontres, de remises en question, j’ai travaillé sur moi. Sur ma colère et ce qu’elle racontait. Sur mes valeurs et ce que je voulais vraiment transmettre à mes enfants. Sur qui j’étais et quelle mère je voulais devenir. En faisant avec ma personnalité, y compris toutes mes imperfections. Accepter ces imperfections et voir ce qu’elles racontaient de beau n’a pas toujours été facile. Il reste encore des moments où mes réactions me font honte. Mais peu à peu, j’apprends aussi l’indulgence, et je regarde quel message je fais passer à mes enfants en m’acceptant telle que je suis.

Ce travail m’a pris du temps, et quelque part il est toujours en tâche de fond, ma relation à mes enfants évoluant avec leur âge, leur personnalité, et les aléas de la vie. Je sais aujourd’hui que ce sont mes enfants qui m’ont permis de me découvrir. C’est un tel cadeau qu’ils m’ont fait sans le savoir ! Je leur en suis extrêmement reconnaissante.

Aujourd’hui je suis beaucoup plus apaisée, parce que je sais qui je suis, ce que je vaux, où sont mes limites et qu’est ce qui est important pour moi dans la vie. Car oui, bien au-delà de me définir en tant que mère, je peux aussi maintenant me définir en tant que personne, dans mon entièreté.

Par quoi ça commence ?

La première chose qui me semble utile, lorsqu’on ne se sent pas bien dans son rôle de parent, c’est de faire un état des lieux. Prenez le temps d’observer, avec curiosité, vos fonctionnements familiaux. Un peu comme si un ami bienveillant venait passer du temps dans votre famille : que verrait-il ? Qu’est-ce qui fonctionne bien ? Qu’est ce qui pourrait être amélioré ? Qu’est-ce qui est vraiment cool et vraiment pas cool ?

Parfois un simple constat permet de comprendre sur quoi mettre son attention, et ça peut être suffisant pour améliorer les choses.

Et dans d’autres cas, on se rend compte que ce n’est plus possible comme ça, que les choses doivent changer, rapidement, sinon on ira droit dans le mur. Et pour être passée par là, je sais à quel point ça peut paraître insupportable et insurmontable. Et dans ce cas-là, ça vaut vraiment le coup d’être accompagné.e.

Pour aller plus loin :

Hypnose et parentalité
Apprivoisez vos émotions
Une séance comme une rencontre